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80 km/h LETTRE OUVERTE à MONSIEUR le PREMIER MINISTRE

80km/h   Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre

En décidant de limiter la vitesse sur les 400 000kms de routes secondaires à 80km/h, vous décevez profondément quelques millions d’automobilistes, généralement de province, qui circulent quotidiennement sur ces routes.

Ils roulent en auto ou à moto parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, pour aller à leur travail ou  pour assumer leur fonction et à tous les coups pour gagner du TEMPS, et vous décidez d’augmenter leur temps de parcours de 11% (90/80) MERCI ! C’est théorique ? Pas tellement. Il y a toute sorte de routes secondaires : des « roulantes », des dangereuses parce que surchargées de circulation, des vicieuses, étroites et sinueuses. Oui, la vitesse maxi autorisée est théorique : selon le parcours et le niveau de circulation on l’atteint plus ou moins souvent, mais elle régule la circulation. Aujourd’hui, même sur route dégagée, il suffit que 20% de gens roulent à 10 voire 20 km/h en dessous de la vitesse autorisée pour créer des bouchons d’où sortent énervements et parfois manœuvres inconsidérées et toujours dangereuses. Pire, on constate que beaucoup de gens franchissent les zones où un radar de contrôle de vitesse est implanté, précautionneusement à 10 ou 20 km/h en dessous du seuil de vitesse autorisée.

La majorité des français sont des « veaux », c’est bien connu et de Gaulle, lui, n’avait pas peur de l’affirmer ! et depuis la  toute puissance médiatique n’a rien arrangé….

Vous diminuez ce fameux seuil de vitesse de 11% et la vitesse moyenne de circulation diminuera à peu près dans les mêmes proportions, c’est d’ailleurs le but recherché. Se pose alors un problème de flux, du niveau du certificat d’études : le volume de circulation restant le même, si son courant d’écoulement diminue, son débit augmente – 65% des accidents mortels résultent de collisions. Plus de véhicules en circulation dans une zone donnée et plus de risques de collisions: vous voulez diminuer le nombre de morts, vous risquez de l’augmenter.

J’entendais hier sur les médias un de vos « responsables accrédités » de la circulation routière déclarer sentencieusement : « c’est CERTAIN, en diminuant la vitesse, on diminue le nombre de morts parce que E = ½ mV2 » ; là, on arrive au niveau du bac. L’énergie cinétique augmente avec le carré de la vitesse oui, c’est bien connu et c’est grave en cas de choc ; mais l’énergie est toujours positive lorsqu’elle est maîtrisée.

C’est un argument imbécile : les spécialistes accrédités de la sécurité routière seraient plus inspirés à considérer les causes de l’accident avant ses conséquences.

La vitesse est un élément aggravant en cas d’accident mais ce n’est généralement pas la cause réelle ; c’est la rubrique dépotoir susceptible de tout expliquer car ce n’est jamais, tout à fait faux… Bien sûr si les statistiques officielles affectent environ 30% des morts à la vitesse, c’est toujours contestable. Et comme ces fonctionnaires ne sont pas des imbéciles, on peut les suspecter d’une certaine malhonnêteté intellectuelle (voir le refus de rendre compte des expériences à 80km/h sur route qu’ils ont eux-mêmes demandées en 2015 et les conditions dans lesquelles ces expériences ont été menées). Au lieu de faire objectivement leur travail de recherche ils cèdent aux courants dominants de la bien-pensance écologique.

 La démonstration est pourtant faite : depuis 3 ans la pression est de plus en plus forte sur les contrôles de vitesse via la multiplication des radars (1 200 en 2008 pour environ 5 000 aujourd’hui), les résultats sont clairs ; après avoir baissé pendant 10 ans la mortalité routière recommence à augmenter depuis 2015. Et vous avez décidé de continuer dans cette voie… quel gâchis !

 A force de focaliser la sécurité routière sur l’excès de vitesse et de concentrer quasi exclusivement les forces de police sur cette infraction, les autres règles fondamentales du Code de la route sont de plus en plus bafouées. En ville les feux oranges sont devenus des signes d’accélération et les feux rouges des passoires, les STOP n’arrêtent plus grand-monde ; de même sur route, refus de priorité, circulation à gauche, dépassements sans visibilité, chevauchements de ligne blanche, se multiplient ; pratiquement, on ne voit plus jamais de gendarme surveillant la circulation : la peur du Radar a remplacé la peur du Gendarme, par défaut. Rouler devient tous les jours plus dangereux à cause de la multiplication des infractions en tous genres et cet abaissement de la limitation de vitesse sur route va condamner les usagers disciplinés sur un parcours donné, à rester plus longtemps exposés à ce danger : encore MERCI !

Malhonnêteté encore : les autorités qui « gèrent » ou qui « observent » la Sécurité Routière ont affecté à l’action des radars, le bénéfice des progrès considérables (mais insuffisants) de la mortalité routière entre 2001 et 2014 (de 7 720 morts à 3 384). C’est « oublier » ce que les constructeurs ont dépensé depuis 20 ans pour améliorer la sécurité active et passive de leurs véhicules en milliards d’euros d’études et recherches et en centaines d’euros de surcoût à la voiture : renfort des structures châssis, tenue de route, taille des pneus, freinage, aides à la conduite diverses : ABS, anti-skid, détecteur de changement de file  etc etc ……

 Depuis quelques années le progrès technique sature dans ce domaine. On peut même se poser la question du bienfait de certaines avancées comme la connectivité des véhicules quand ça aboutit à l’intégration d’écrans tactiles susceptibles de détourner l’attention des conducteurs de la conduite. Mais le problème central est devenu le développement du Smartphone à bord. On peut estimer que son usage sous forme de SMS en particulier est statistiquement sous-estimé dans les accidents : qui va spontanément déclarer être en train de rédiger un SMS lorsqu’il a perdu le contrôle de sa voiture ? Cette inflexion de la courbe de la mortalité routière depuis 3 ans correspond à un palier de l’amélioration technique de la sécurité des véhicules… et de la multiplication des radars. Cela indique bien la part respective des deux éléments, progrès techniques d’une part et limitation de vitesse d’autre part, dans l’accidentologie.

Je ne doute pas de votre sincérité quand vous déclarez vouloir sauver des vies ni de votre courage pour vous engager ; alors permettez-moi quelques suggestions:

 1/ Multiplier les contrôles d’alcoolémie et d’usage de stupéfiants ; alors que ces fautes sont impliquées dans plus de 30% des accidents mortels, leurs contrôles sont ridiculement rares par rapport aux contrôles de vitesse : sur plus de 3 500 000 kms parcourus personnellement, je n’ai été contrôlé que 5 fois.

 2/ Au lieu de multiplier les radars sur les routes secondaires, consacrer ces investissements à des brouilleurs de Smartphone dûment signalés, sur les axes secondaires les plus accidentogènes.

 3/ Les dépassements représentant la manœuvre la plus dangereuse de la conduite automobile, multiplier systématiquement des zones de dépassement tous les 5 kms par exemple.

 4/ La signalisation routière est souvent incohérente, voire ridicule : par exemple« accident à 34km, modérez votre vitesse !». Qui décide de la priorité de telle voie par rapport à telle autre, en rase campagne, de l’implantation de telle bande blanche à priori injustifiée? avec quelle formation ? Quelle compétence ? Quelle responsabilité ? Que ça concerne priorités ou limitations de vitesse locales, c’est tellement incohérent que leur signalisation n’est plus crédible et les usagers n’en tiennent plus compte. Il est urgent d’apporter enfin de la rigueur dans la législation routière locale et sa signalisation.

 5/ Dans les villages, remplacer les « gendarmes couchés » (une calamité environnementale) et autres obstacles dangereux à la circulation par des radars tronçons. Après avoir fait la fortune des radaristes, l’Etat peut leur demander d’étudier un radar tronçon simple à un prix accessible pour une large diffusion territoriale. Mais dans le même esprit que la suggestion précédente, contenir la limitation de vitesse à la zone réellement dangereuse ; retrouver le distinguo entre la limite de commune et l’ancien terme d’agglomération, soit une suite ininterrompue d’habitations.

 6/ Revoir complètement la formation des nouveaux conducteurs en se focalisant sur les réelles difficultés de la conduite sur routes, notamment : appréciation de la vitesse de son véhicule par rapport aux autres, manœuvres de dépassement, précautions à prendre par faible visibilité.

 7/ Enfin, au vu des mauvais résultats obtenus depuis 3 ans, remplacer les « gérants » de la sécurité routière par des gens compétents, dynamiques, ouverts, objectifs, ayant l’expérience de la route plutôt que des arcanes politiques.

 

Avec tout mon respect et ma considération

 

 

Jacques Cheinisse, le 8 janvier 2018

 

Directeur commercial chez Alpine 1963/1968

Directeur sportif Alpine/Renault 1968/1975

Chef de Produit chez Renault 1975/1984

Directeur du Produit chez Renault 1984/1996

Directeur de la Prospective Automobile chez Usinor 1996/1999

                                                                                                                                                               

Commentaires

  • Tout à fait d'accord de ce courrier. En espèrant vivement qu'il soit pris en considération

  • Merci Monsieur CHEINISSE pour vôtre intervention et ce beau plaidoyer. Espérons que vous serez entendu... et que nous aurons d'ici peu des responsables de la sécurité routière, issus de la société civile et étant de vrais professionnels de l'automobile.

  • Degager tous ses incompetent de la securite routiere ils sont nuls , bravo mr Cheinisse de votre analfye ,
    Un ancien pilote amateur de ra,llye sur ALPINE

  • si la sécurité était une vrai préoccupation, on aurait les autoroutes gratuites (routes les plus sûres qui soit), il y aurait un dossier de travail pour mettre les camions sur des trains ( pour toutes les TIR qui traversent le pays (plutôt que d'avoir des trains de camions sur les routes) la tolérance à l'alcool serait à 0 (là on a le droit de boire un peu mais pas trop...) et il y aurait des mises à niveau de permis de conduire tous les 5 ou 10 ans....

  • Belle analyse . Tous les points sont abordés . Il y a aussi le fait que la France est un carrefour de transit Poids Lourds cause de nombreux accidents mortels .
    Belle lettre .

  • Superbe analyse si besoin était, hélas, face à une décision d'un gouvernement borné, aucun retour ne sera possible malgré le résultat ultra négatif dans les zones "test". Cette diminution ne sera qu'une cause d'accidents multiples, et n'occasionnera que des ralentissements provoquants des dépassements risqués de ces "veaux paniqueurs".
    Un très grand baroudeur des routes françaises en camping-car donc JAMAIS sur les autoroutes

  • Très belle analyse, seul petit oubli de votre part, les lois qui régissent la route sont à priori élaborées par des gens qui roulent certainement en voiture avec chauffeur et avec escorte . Difficile de voir le comportement des usagers de la route. PS je suis chauffeur poids lourds sur les petites routes de nos campagnes tous les jours.

  • Heureux de constater que quelqu'un pense a 100% comme moi , mais pourquoi les autorités compétentes ne font pas de même

  • Excellente analyse ! J'ajoute que abaisser la vitesse sous prétexte que les Français ne respectent pas les limitations dévoile le but de la manœuvre : rentabiliser au maximum les radars, le nouveau jackpot de l'état... faut bien compenser l'abandon de la taxe d'habitation ! Et je pense très sincèrement que si les limitations étaient JUSTIFIEES , elles seraient plus souvent respectées.
    Salutations amicales à Jacques.

    Christine

  • Bravo monsieur Cheinisse,c’est très clair

  • Bravo Monsieur tout est expliqué vous connaissez bien la vitesse ainsi que le respect des conducteurs ,la vitesse j en ai fait sur du rallye et je peux dire une chose comme dit Monsieur Darniche la vitesse n’y est pour rien suivant le cas mais le respect de chacun au volant et tout le reste n est que ponctionner les automobilistes car très faciles à gagner du fric mais parcontre la sécurité routière rien les réseaux national et départemental sont nul les jeunes fautes d argent empreintes des national engorgés et non entretenues alors pour quand l autoroutes gratuite car moins d accident mortel

  • J'approuve entièrement..Tout est dit. Bravo Monsieur Cheinisse.

  • Comment ne pas être d'accord avec ces propos. J'adhère totalement. On a l'impression que ces messieurs qui se disent compétents en matière de sécurité routière n'ont jamais pris le volant et regarder autour d'eux quand ils sont sur la route.
    Bravo Monsieur Cheinisse, Vous dites tout haut ce que des milliers d'automobilistes pensent tout bas.

  • Enfin quelq'un de compétant qui s empare du sujet.on en a marre de tous ces énarques qui nous pourrissent la vie avec leurs idéologies et qui ne sont en rien concernés par les mesures qi'ils prennent.c'est le grand retour de la monarchie dans cet ex pays des libertés

  • Bonjour Mr Cheinisse, un grand merci pour ce courrier extrêmement bien écrit et rempli de bon sens.
    Ahhh le bon sens !! Ce fameux bon sens, mais l'état n'est il pas un peu à l'inverse de ce bon sens? Je ne suis pas ingénieur mais les décisions prises semblent quand même être faites pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'état non? Et nous simples citoyen, nous devons travailler, nous déplacer pour travailler et payer, payer et toujours payer pour la collectivité...et l'état........
    Merci encore Mr Cheinisse.

  • Réouverture du Blog pour un coup de gueule parfaitement justifié, BRAVO !
    Voudrez vous bien nous communiquer la réponse du Ministre ...

  • Bravo jacques ... toujours aussi tonique !

  • c'est trés bien de sent prendre a l'état mais il ne faut pas oublier toutes les associations qui ne font q'en rajouter

  • à Patrick Oger: merci de votre commentaire. En tant que chauffeur poids lourd sur ces routes secondaires, ainsi que tous les "actifs" gros rouleurs professionnels, vous êtes les premières victimes de cette limitation supplémentaire. Car s'il vous arrivait rarement de pouvoir rouler à plus de 80 km/h sur ces routes, vous serez encore plus gênés que les autres par le ralentissement de la circulation. Les pro parcourent souvent 50000 kms et plus par an, soit à la moyenne optimale de 60 km/h sur ce genre de routes, 833 heures de roulage, 24 semaines,120 jours (ou nuits...). Un ralentissement de 10% (90/80) leur fait passer 12 jours de plus dans la circulation et ses risques supplémentaires induits, subis et provoqués! et il n'est pas rare que ces pros soient à 100000kms/an ..... autre chose que les modestes 3 minutes par jour perdues, citées en exemple par le Premier Ministre. Les technocrates de la Sécurité Routière qui le conseillent raisonnent en "moyennes", c'est tellement plus simple et confortable....et loin du terrain! Les 300 à 400 ex-victimes épargnées ont du souci à se faire!!

  • A titre privé, le premier ministre est pour la vitesse, comme il l'a montré à 155 kmh sur une limitation à 110. Mais en politique, seule compte la raison d'état. Il faut bien avoir l'air de faire quelque chose, et comme les départements et régions n'ont pas d'argent pour mettre notre réseau routier au niveau de sécurité des pays plus surs, il réduit encore la vitesse en sachant très bien que ce n'est pas la solution. C'est l'état qui encaissera les amendes et pas les régions qui continueront à laisser les routes se dégrader.

  • à lecerf . Merci de votre commentaire. Ce ne sont pas les assoc qui légifèrent mais, heureusement, l'Etat. Mais ces assoc dans la mouvance de la bien-pensance écologique ont beaucoup d'influence, relayées qu'elles sont par des medias prédisposés. Les responsables politiques qui s'en réclament ont eu pourtant peu de poids lors des élections récentes! Cette décision du gouvernement de surlimitation de la vitesse est une erreur stratégique pour la sécurité routière et ça pourrait aussi être une erreur politique.

  • Dans la proposition 5, vous proposez des radars de tronçon à la place des gendarmes couchés. Certains communes se sont équipées de feux

  • Dans la proposition 5, vous proposez des radars de tronçon en agglomération. Certaines communes se sont équipées de feux avec radar de vitesse. Si vous êtes au dessus de la vitesse, le feu se met au rouge. C'est tellement plus agréable que les gendarmes couchés qui souvent ne sont pas aux normes et également moins dangereux pour les deux roues.

  • Merci Mr Jacques Cheinisse, votre lettre exprime très bien le fond de ma pensée.
    On voit bien que les gens qui légifèrent se déplacent certainement beaucoup plus souvent en avion trains ou métro et très peu en voiture sans chauffeur sur nos routes de nos campagnes

  • Merci Mr Jacques Cheinisse, votre lettre exprime très bien le fond de ma pensée.
    On voit bien que les gens qui légifèrent se déplacent certainement beaucoup plus souvent en avion trains ou métro et très peu en voiture sans chauffeur sur nos routes de nos campagnes

  • Merci Mr Cheinisse, J'aimerai bien savoir qui était "autour de la table" ( comme on dit régulièrement maintenant!) pour discuter et décider de cette limitation de vitesse absurde.
    Vous mettez en avant les gendarmes couchés, je m'insurge quand je vois ces "ralentisseurs", aucun est identique. Aucune nomenclature pour la réalisation de ces "montagnes russes". Avez vous remarqué, certain ont une bosse au moment de monter dessus, en fait en monte et on redescend légèrement puis 10m et on en sort, ce tout les 150m dans certaines bourgades. Avec mon auto du " dimanche" (genre Berlinette si vous voyez ce que je veux dire!) je prends ces bosses en biais pour éviter tous frottements.
    Concernant les clignotants, 8 usagers sur 10 automobilistes dans les ronds points ne le mette pas. Je suis sûr que si l'on pose la question suivante à un automobiliste, question qui m'a été posé au moment d'apprendre le code de la route, "pourquoi un feu clignotant à l'avant de la voiture?" beaucoup ne connaisse pas la réponse.
    Et puis je vais terminer pour aujoud'hui, je souhaiterais un contrôle médicale à tous conducteurs, ça éxiste bien pour les poids lourds, je suggère ; A partir de 50 ans une visite médicale tous les 5 ans
    A partir de 60 ans une visite médicale tous les 2 ans
    A partir de 70 ans une visite médicale tous les ans
    Cette visite médicale réalisée par un médecin autre que son médecin traitant (comme la visite médicale du travail)

    Un conducteur de 70 ans, ayant son permis de conduire depuis Février 1966 ayant parcouru 1 400 000kms pour besoins professionnels principalement et ayant créer aucun accident. Par contre, pour en avoir évité suite au manque d'attention de certain, ça oui! et je le dis sans aucune prétention.

  • Je ne peux qu'etre d'accord avec M Cheinisse,en revanche les gendarmes couchés quelle connerie!il n'y en a pas un de pareil! Nous espérons pouvoir lire la réponse de notre premier ....sinistre.!.

  • Un seul bémol le brouillage des téléphones et pour de nombreuses raisons:
    D'abord c'est mettre en place un précédant dangereux nous voyons tous comment le gouvernement peut détourner les choses.
    C'est priver les gens, qui ne téléphone pas, de l'arrivée d'informations sur les assistants de conduite qui peuvent êtres utiles et par exemple éviter un "suraccident"
    et surtout comment dans ces zones appeler les secoures ou une simple dépanneuse ?
    Utiliser son téléphone en conduisant est interdit, les sanctions viennent d'êtres très fortement renforcées et c'est très bien ce sera d'ailleurs une baisse de mortalité que le gouvernement ne manquera pas d'affecté à la baisse de la vitesse, et n'y a qu'a appliquer avec la plus grande fermetée les lois

  • Merci Mr CHEINISSE pour ce magnifique plaidoyé mais vous savez bien que cette mascarade vient d’un ordre au plus haut lieu de l’etat et même de l’Union européenne pour redresser le budget déficitaire de la France, un moyen facile de faire rentrer de l’argent, que dis-je, de l’or dans les caisses de l’etat...
    Tous ces technocrates ont été nourris aux bonnes soi-disant raisons de multiplier et d’abaisser les limitations de vitesses et ne savent que vous dire c’est la vitesse ( ça me rappelle un sketch de Fernand Reynaud « les croissants «   !!!
    Même si vous leur demandiez, quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV, je crois qu’il vous dirait qu’il allait trop vite pour s’en apercevoir !
    Je crains fort que si rien n’est fait en descendant dans la rue, ceci reste lettre morte parceque la sentence déjà en cours d’exécution.

  • Très bonne analyse de la situation que j'approuve totalement, avec cependant une réserve sur un point que je pense totalement inapplicable : l'implantation de brouilleurs de téléphone sur le réseau routier ; d'une part, de par le coût engendré par la nécessaire multiplication de ces dispositifs, et d'autre part, cela reviendrait à priver les riverains de téléphone portable. Inenvisageable donc. Sinon, bravo pour tout les reste du contenu.

  • Très belles explications, très beau courrier. Je suis motard depuis plus de 40 ans et plus de 2 millions de kilomètres au compteur, il est vrai que je vois sur la route de plus en plus d'infractions et de plus plus de répressions policière concernant la vitesse mais très peu pour l'alcool, les automobilistes roulant avec une visibilité quasi nul dans le brouillard sans feux allumés pas de contrôle j'ai même vu des gendarmes rouler sans feux de croisement avec visibilité nul alors ou allons nous merci d'avoir écrit cette lettre à ce gouvernement.
    PS: mais j'ai bien l'impression qu'il ne serve à rien ils sont trop imbus de leurs petites personnes

  • Bonjour,
    Excellente analyse et surtout de bon sens.
    Beaucoup de choses ont été écrites sur les post, je ne rajouterai qu'une seule chose :
    Pourquoi M. DARNICHE n''est pas ministre des Transports et de la S.R ?
    je vote pour.

    Cela nous changerait surement des énarques, avec des avantages royalistes, et qui ne connaissent pas grand chose à la réalité du terrain!!

    Ps: je suis favorable à de réelles sanctions pour le téléphone à la main.
    le code de la route ( deux mains sur le volant)

  • Monsieur
    Je roule en A310 V6 ; j'ai eu ma première Alpine en 1873 et je n'ai jamais cessé d'en avoir depuis
    Votre analyse est impressionnante de justesse
    Vos commentaires et propositions sont excellentes
    Je vous remercie sincèrement pur votre intervention pétrie de bon sens
    Pierre Le Garlantezec
    tezec.archi@gmail.com

  • Bonjour,
    Bravo, bravo, bravo, et bien content de revoir Jacques CHEINISSE sur ce blog! Vous avez mille fois raison dans le "démontage" des arguments fallacieux de nos politiques et de leurs "experts" qui signent là leur incompétence et leur veulerie (On voudrait des noms, d'ailleurs, histoire de se les rappeler quand on fera le bilan des "mesures").
    On se cache dernière "la vitesse" pour ne pas s'attaquer aux vraies causes des accidents, qui sont quasi toujours, à la base, humaines : vitesse inappropriée, mauvaise analyse de la dynamique des situations (conduite agressive), ignorance des lois élémentaires de la probabilité (dépassements), mauvaise perception de l'environnement, etc.
    Merci donc de souligner qu'il faudrait s'attaquer plutôt à la formation systématique et approfondie des conducteurs (notamment les "catégories à risques"), par des mises en situation sur simulateur par exemple, qui permettraient de faire "vivre" , et donc prendre conscience, aux conducteurs de situations accidentogènes qu'il vaut mieux avoir identifier avant de les rencontrer. Un test de conduite dans le brouillard est édifiant à ce sujet ...

    Merci aussi de rappeler qu'on ne lutte pas assez contre l'alcool, et les stupéfiants, qu'on a toujours des cas de signalisation aberrante, des "points noirs" mal signalés, sans oublier d'incessants changements de limitations de vitesse.

    Merci enfin de rappeler que l'évitement d'accident et l'amélioration de la protection des passagers quand malheureusement il survient, sont à porter en grand partie au crédit des progrès dans la conception des véhicules: il suffit d'aborder ce sujet dans "les diners en ville" pour mesurer combien peu de gens en sont conscients face au matraquage médiatique sur la vitesse.

    La stagnation des chiffres des victimes de la route, et les taux d'accidents forts différents d'un pays "développé" à un autre comparable, quelle que soit leur règlementation sur la vitesse, devraient pourtant faire réfléchir nos législateurs sur la question de savoir où sont les causes agissantes: elles sont culturelles (les conducteurs français) et "environnementales": les routes françaises...Les 2 ont sans doute besoin de plus de réflexion que de panneaux à 80km/h pour se "réformer".
    Amical souvenir,
    Y. TESSIER

  • bravo pour cette lettre réaliste , je me permettrai de rajouter également que le casque en vélo n' est obligatoire que jusque 12 ans , donc pourquoi ne pas le rendre obligatoire pour tout le monde , sans compter les glissières de sécurité simple ( qui son de véritables guillotines pour les motards ) alors qui suffirait de les doubler sur le bas , voilà mes remarques , et je sais de quoi je parle , je le constate trop souvent

    olivier ( ambulancier smur )

  • Il y a à boire et à manger dans ce texte, mais une des préconisations est irréaliste et serait, je pense, dommageable à la sécurité routière : celle de brouiller les téléphones portables. Il semble qu'ils aient joué un rôle prépondérant dans l'amélioration connue au cours des années 2000, qui correspond à leur généralisation, en permettant d'appeler immédiatement les secours quand on est témoin (ou soi-même victime) d'un accident (certains constructeurs équipent par ailleurs de plus en plus leurs véhicules d'une carte sim qui appelle automatiquement les secours quand le véhicule détecte qu'il a été accidenté). Or la vitesse d'intervention des secours est un élément déterminant entre un accident mortel, et un accident qui ne l'est pas. Alors certes, ils sont certainement à l'origine d'accidents, mais je pense sincèrement que le solde est positif.

  • Ahurissants ces discours complètement irresponsables.... Il n’y aurait pas besoin de légiférer si les conducteurs étaient moins irresponsables et un peu plus civilisés,, avec un peu plus de civisme....Tous des Fangio ou des Prost... Dans tous ces commentateurs, aucun n’a jamais vu de connards franchir une ligne en haut de côte, ne pas respecter un stop.... Ils viennent d’ou les morts sur les routes secondaires, des tracteurs ? Est-ce qu’au moins ils y vont sur les routes communales nos savants commentateurs... je ne vous souhaite pas qu’on déglingue votre famille, mais merde un peu de tenue SVP... Excusez moi, ça déborde...

  • Bonsoir,

    Ce n’est pas en légiférant sur la limitation de 90 à 80 km/ heure que vous empêcherez les connards dont vous parlez de franchir les lignes continues en sommet de cote ou de pas respecter un stop.

    Il conviendrait déjà de faire respecter la limitation en place et d’adapter sa vitesse en fonction des routes empruntées.
    Toutes les départementales ne sont pas comparables, il y a celle qui étaient nationales reclassées pour des question de budget en départementales, et les départementales qui s’apparentent plutôt à des voies communales ou la vitesse à cet instant est aussi à 90 km/h. Il conviendrait donc plutôt de limiter ces dernières à 70 km/h.
    Pensez-vous qu’une fois cette nouvelle règlementation en place vous n’aurez plus ce genre d’exaction ? je le crains fort d’autant que le différentiel de vitesse sera plus important et qu’eux rouleront toujours comme des bolides…

    J’ai un travail qui me demande 3 à 4 heures de conduite par jour, diminuer la vitesse pour moi c’est augmenter le temps de roulage d’au moins 15 à 20 % puisque certains véhicules ne pourront plus être dépassé à savoir les voiturettes dont les conducteurs n’ont jamais eu ou perdu leur permis de conduire souvent pour des fautes assez loudes, et les tracteurs (dont vous parlez) de dernière génération homologués pour rouler à 50 km/h (vitesse GPS avec leur ensemble routier) et dispensés de permis de conduire y compris le permis B.
    La conduite est une tache qui demande de la concentration et ce n’est pas en diminuant la vitesse sur les axes dégagés et sécurisés que les accidents y seront moins nombreux puisque les causes de distraction viendront s’y insérer.

    Bien que je respecte votre point de vue, quand la vitesse est mise en cause dans un accident c’est qu’elle était supérieure à celle autorisée.
    Ce qui doit être remis en place c’est l’application de ce qui existe mais surtout le code de bonne conduite, à savoir d’allumer les feux par temps sombre, pluvieux ou à la tombée de la nuit, surtout si la voiture est noire. L’usage des clignotants est aussi de coutume qu’il faille entre autre perpétuer.

    L’abaissement de la vitesse de 10 km/h ne changeront rien au manque de sécurité de base. C’est surtout un bon moyen de ponctionner la poche des contribuables qui vivent hors des agglomération puisque les autres utilisent les transport en commun…

    Bien cordialement

  • Solidaire de tous ces commentaires ayant réalisé des millions de Kms en 40 ans de conduite 50 000 Kms par an avec une voiture très puissance = JAMAIS EU ACCIDENT , ma priorité prendre en compte les conditions climatiques , prendre en compte les limites de ses compétences , LE RESPECT DES TIERS .. pourquoi ces champions du volant vous colle sur les départementales et en ville ??? .
    Et le GROS PROBLÈME la Police

  • Vous dites très bien ce que beaucoup pensent, mais ne savent pas exprimer. Bravo !
    Je désire seulement ajouter que le code de la route ne se respecte pas... il s'applique !
    Et, pour qu'une loi ou un règlement soit appliqué, il faut qu'il soit raisonnablement applicable et compréhensible par tout un chacun.
    Il existera toujours des gens pour qui la transgression est un modus vivendi, et une majorité qui comprend que l'on doit ralentir aux endroits dangereux, dûment signalés.
    Pour ma part, roulant avec une voiture (française) équipée d'une BV à 6 vitesses, je suis sous le couple moteur à 80 km/h, et dois donc repasser en 5ème, voire en 4ème, c'est à dire polluer plus et consommer plus.... mais bien sûr, dans ce dernier cas, je vous rapporte plus de droit d'accises et taxes...
    Est-ce là l'objectif caché de la mesure ? (en plus des revenus des contrôles ? )
    Et pour terminer, devant tant de contraintes, en tant qu'étranger à votre néanmoins très beau pays, j'envisage sérieusement de ne plus passer mes vacances en France, ce qui aura aussi, si d'autres pensent comme moi, un impact sur votre économie, et, de facto, sur le budget de l’État, avec à terme, de nouvelles mesures de fiscalité déguisée.
    Pour quoi ne pas remplacer ce c cercle vicieux par un autre, vertueux, plus populaire et surtout plus rentable ?

  • Bonjour et merci Monsieur CHEINISSE pour cette lettre sans langue de bois. On ne peut qu'adhérer à vos propos.
    Personnellement, ce qui m'interpelle le plus dans la gestion des infractions routières est l’absence quasi complète de contrôle routiers par les représentants des forces de l'ordre.
    Voir des excès de vitesses en semaine le matin avec 80 % de professionnels de la route ne m’inquiétais pas beaucoup, en revanche, en voir dans les plages horaires de circulation utilisées par des conducteurs à ego surdimensionné m'a toujours fait peur par des comportements imprévisibles voire débiles et dangereux. Mais personne pour le constater. Les systèmes automatiques ne font pas la différence entre les deux genres.
    A raison de 50 à 60 000 kms par an sur la France entière et pas seulement sur autoroutes, je traverse régulièrement le pays. Aucune présence de forces de l'ordre en faction sur des trajets de 800 kms. Le dernier contrôle d'alcoolémie que j'ai croisé remonte à 2011 !
    Ça ne colle pas avec le discours politique et ce n'est pas d'aujourd'hui.
    Bien cordialement,

  • Rendons à César ce qui appartient à César ou plutôt au Général de Gaulle ce qu'il a complètement dit des français : " qu'ils étaient des veaux électoraux " et pas dans toutes les circonstances !

  • Salut et merci Jacques pour ce (toujours) excellent courrier.
    En dehors de la proposition de brouillage des téléphone, à laquelle je ne souscris pas, cf. beaucoup de commentaires précédents, tous tes commentaires et propositions relèvent d'un bon sens de plus en plus disparu dans les têtes pourtant réputées bien faites et bien remplies de ceux ont la charge de nous diriger.
    Pour avoir bourlingué et conduit dans pas mal de pays dans le monde, dont le Japon, l'Angleterre, la Suisse ou l'Allemagne, par exemple, ce qui ressort, à mes yeux, en toutes premières priorités comme origines pérennes de la sécurité routière sont 2 éléments sous-jacents à tes propos :
    1) la pure et simple discipline, typique des pays mentionnés ci-dessus, et le respect du Code de la Route et des autres usagers de la voie publique (stationnements intempestifs, encombrement des intersections, changements abrupts de file, remontées de files, dépassements de lignes continues, passages à feu orange et rouge, non respects de stops, usage du téléphone en main en phase de conduite…) bien plus, même si tout le monde sait que cela agit en facteur aggravant, que les limitations de vitesse.
    Il en est exactement de même dans la vie de tous les jours, quel qu'en soit le domaine : la cause première d’accidents, d’incivilités, si ce terme a seulement encore un sens pour beaucoup, est le "je m'en foutisme ambiant", en perpétuelle augmentation,
    2) la dégradation accélérée des infrastructures routières, qu'il s'agisse des chaussées, des signalisations, de la suppression des éclairages nocturnes des zones à risque, toutes situations dangereuses risquant de surprendre les conducteurs d'automobiles, camions et surtout 2 roues. Comme tu le dis si bien, la réduction de la vitesse entraînant ipso facto la densification du trafic à nombre de voitures/km/an identique, les collisions frontales vont se (sur)multiplier. Ce type de collisions, malgré les ENORMES améliorations apportées en la matière par les constructeurs de véhicules, quels qu'ils soient, est de très loin le plus impactant en matière de gravité : mortalité, handicap, effet de sur accident en cascade induit. Le bien informé, et pour causes, professeur Claude Got, exerçant à l'hôpital de Garches, l'a très longuement rabâché, en n'ayant apparemment eu comme écoute véritable que l'oreille des constructeurs, aidée par des commissions où eux-mêmes siégeaient pour définir et implémenter les normes de chocs.
    Le commerce qui marche de mieux en mieux en matière de signalisation routière est la floraison de panneaux en tous genres : "trous en formation", mis en place quand ils sont déjà (trop bien) formés ! "conditions dangereuses", "rives dangereuses", "bretelle non salée"... Le pouvoir public en cause (état, département ou commune) a fait son travail : l'usager est "prévenu" => le risque n'existe donc plus. S'il y a problème, cela ne peut venir que de la responsabilité des conducteurs !!!
    A quand des vrais jugements, les pénalités, la jurisprudence et la publicité qui les accompagneront, mettant, enfin, les vrais responsables face aux décisions d'intervenir en temps et moyens nécessaires, démontrant et pénalisant tout ce "beau monde", "bien pensant" quand il s’agit de légiférer et retreindre encore et encore, pour ses non actions face à ce scandale qui met nos "chères" routes et notre beau pays à l’arrière ban de l'Europe pour la qualité de ses infrastructures routières.
    L'entretien en cette matière coûte très cher, mais on a vu dans le domaine ferroviaire connexe, celui de sinistre mémoire en la gare de Brétigny, en 2013, les conséquences du laxisme, ou de l'absence de compétences des décideurs, dirigeants, encadrement, exécutants…, et peut-être de moyens, ce que cela peut avoir comme conséquences tragiques pour des innocents...

    J’espère, sans hélas trop y compter, que ton courrier courageux et percutant, saura remettre le débat là où il aurait toujours dû être : certes les usagers ont, oh combien, leur part de responsabilité, mais le contexte routier toujours plus répressif et contraignant, mais surtout les priorités d’actions de nos élus, faisant fi de leurs responsabilités d’assurer des infrastructures à un niveau minimum acceptable, faute de mieux, génèrent encore plus de causes de mise en danger (de mort) d’autrui dans le silence assourdissant des médias. Pauvre France !!!
    Gageons que les "veaux" n’aient pas dit leurs derniers mots…

    Jacques, sache garder ta pugnacité et ta clairvoyance qui fait les beaux jours d’un constructeur où j’ai eu la joie et la fierté de travailler à tes cotés.
    Confraternellement

  • Salut et merci Jacques pour ce (toujours) excellent courrier.
    En dehors de la proposition de brouillage des téléphone, à laquelle je ne souscris pas, cf. beaucoup de commentaires précédents, tous tes commentaires et propositions relèvent d'un bon sens de plus en plus disparu dans les têtes pourtant réputées bien faites et bien remplies de ceux ont la charge de nous diriger.
    Pour avoir bourlingué et conduit dans pas mal de pays dans le monde, dont le Japon, l'Angleterre, la Suisse ou l'Allemagne, par exemple, ce qui ressort, à mes yeux, en toutes premières priorités comme origines pérennes de la sécurité routière sont 2 éléments sous-jacents à tes propos :
    1) la pure et simple discipline, typique des pays mentionnés ci-dessus, et le respect du Code de la Route et des autres usagers de la voie publique (stationnements intempestifs, encombrement des intersections, changements abrupts de file, remontées de files, dépassements de lignes continues, passages à feu orange et rouge, non respects de stops, usage du téléphone en main en phase de conduite…) bien plus, même si tout le monde sait que cela agit en facteur aggravant, que les limitations de vitesse.
    Il en est exactement de même dans la vie de tous les jours, quel qu'en soit le domaine : la cause première d’accidents, d’incivilités, si ce terme a seulement encore un sens pour beaucoup, est le "je m'en foutisme ambiant", en perpétuelle augmentation,
    2) la dégradation accélérée des infrastructures routières, qu'il s'agisse des chaussées, des signalisations, de la suppression des éclairages nocturnes des zones à risque, toutes situations dangereuses risquant de surprendre les conducteurs d'automobiles, camions et surtout 2 roues. Comme tu le dis si bien, la réduction de la vitesse entraînant ipso facto la densification du trafic à nombre de voitures/km/an identique, les collisions frontales vont se (sur)multiplier. Ce type de collisions, malgré les ENORMES améliorations apportées en la matière par les constructeurs de véhicules, quels qu'ils soient, est de très loin le plus impactant en matière de gravité : mortalité, handicap, effet de sur accident en cascade induit. Le bien informé, et pour causes, professeur Claude Got, exerçant à l'hôpital de Garches, l'a très longuement rabâché, en n'ayant apparemment eu comme écoute véritable que l'oreille des constructeurs, aidée par des commissions où eux-mêmes siégeaient pour définir et implémenter les normes de chocs.
    Le commerce qui marche de mieux en mieux en matière de signalisation routière est la floraison de panneaux en tous genres : "trous en formation", mis en place quand ils sont déjà (trop bien) formés ! "conditions dangereuses", "rives dangereuses", "bretelle non salée"... Le pouvoir public en cause (état, département ou commune) a fait son travail : l'usager est "prévenu" => le risque n'existe donc plus. S'il y a problème, cela ne peut venir que de la responsabilité des conducteurs !!!
    A quand des vrais jugements, les pénalités, la jurisprudence et la publicité qui les accompagneront, mettant, enfin, les vrais responsables face aux décisions d'intervenir en temps et moyens nécessaires, démontrant et pénalisant tout ce "beau monde", "bien pensant" quand il s’agit de légiférer et retreindre encore et encore, pour ses non actions face à ce scandale qui met nos "chères" routes et notre beau pays à l’arrière ban de l'Europe pour la qualité de ses infrastructures routières.
    L'entretien en cette matière coûte très cher, mais on a vu dans le domaine ferroviaire connexe, celui de sinistre mémoire en la gare de Brétigny, en 2013, les conséquences du laxisme, ou de l'absence de compétences des décideurs, dirigeants, encadrement, exécutants…, et peut-être de moyens, ce que cela peut avoir comme conséquences tragiques pour des innocents...

    J’espère, sans hélas trop y compter, que ton courrier courageux et percutant, saura remettre le débat là où il aurait toujours dû être : certes les usagers ont, oh combien, leur part de responsabilité, mais le contexte routier toujours plus répressif et contraignant, mais surtout les priorités d’actions de nos élus, faisant fi de leurs responsabilités d’assurer des infrastructures à un niveau minimum acceptable, faute de mieux, génèrent encore plus de causes de mise en danger (de mort) d’autrui dans le silence assourdissant des médias. Pauvre France !!!
    Gageons que les "veaux" n’aient pas dit leurs derniers mots…

    Jacques, sache garder ta pugnacité et ta clairvoyance qui fait les beaux jours d’un constructeur où j’ai eu la joie et la fierté de travailler à tes cotés.
    Confraternellement

  • Salut et merci Jacques pour ce (toujours) excellent courrier.
    En dehors de la proposition de brouillage des téléphone, à laquelle je ne souscris pas, cf. beaucoup de commentaires précédents, tous tes commentaires et propositions relèvent d'un bon sens de plus en plus disparu dans les têtes pourtant réputées bien faites et bien remplies de ceux ont la charge de nous diriger.
    Pour avoir bourlingué et conduit dans pas mal de pays dans le monde, dont le Japon, l'Angleterre, la Suisse ou l'Allemagne, par exemple, ce qui ressort, à mes yeux, en toutes premières priorités comme origines pérennes de la sécurité routière sont 2 éléments sous-jacents à tes propos :
    1) la pure et simple discipline, typique des pays mentionnés ci-dessus, et le respect du Code de la Route et des autres usagers de la voie publique (stationnements intempestifs, encombrement des intersections, changements abrupts de file, remontées de files, dépassements de lignes continues, passages à feu orange et rouge, non respects de stops, usage du téléphone en main en phase de conduite…) bien plus, même si tout le monde sait que cela agit en facteur aggravant, que les limitations de vitesse.
    Il en est exactement de même dans la vie de tous les jours, quel qu'en soit le domaine : la cause première d’accidents, d’incivilités, si ce terme a seulement encore un sens pour beaucoup, est le "je m'en foutisme ambiant", en perpétuelle augmentation,
    2) la dégradation accélérée des infrastructures routières, qu'il s'agisse des chaussées, des signalisations, de la suppression des éclairages nocturnes des zones à risque, toutes situations dangereuses risquant de surprendre les conducteurs d'automobiles, camions et surtout 2 roues. Comme tu le dis si bien, la réduction de la vitesse entraînant ipso facto la densification du trafic à nombre de voitures/km/an identique, les collisions frontales vont se (sur)multiplier. Ce type de collisions, malgré les ENORMES améliorations apportées en la matière par les constructeurs de véhicules, quels qu'ils soient, est de très loin le plus impactant en matière de gravité : mortalité, handicap, effet de sur accident en cascade induit. Le bien informé, et pour causes, professeur Claude Got, exerçant à l'hôpital de Garches, l'a très longuement rabâché, en n'ayant apparemment eu comme écoute véritable que l'oreille des constructeurs, aidée par des commissions où eux-mêmes siégeaient pour définir et implémenter les normes de chocs.
    Le commerce qui marche de mieux en mieux en matière de signalisation routière est la floraison de panneaux en tous genres : "trous en formation", mis en place quand ils sont déjà (trop bien) formés ! "conditions dangereuses", "rives dangereuses", "bretelle non salée"... Le pouvoir public en cause (état, département ou commune) a fait son travail : l'usager est "prévenu" => le risque n'existe donc plus. S'il y a problème, cela ne peut venir que de la responsabilité des conducteurs !!!
    A quand des vrais jugements, les pénalités, la jurisprudence et la publicité qui les accompagneront, mettant, enfin, les vrais responsables face aux décisions d'intervenir en temps et moyens nécessaires, démontrant et pénalisant tout ce "beau monde", "bien pensant" quand il s’agit de légiférer et retreindre encore et encore, pour ses non actions face à ce scandale qui met nos "chères" routes et notre beau pays à l’arrière ban de l'Europe pour la qualité de ses infrastructures routières.
    L'entretien en cette matière coûte très cher, mais on a vu dans le domaine ferroviaire connexe, celui de sinistre mémoire en la gare de Brétigny, en 2013, les conséquences du laxisme, ou de l'absence de compétences des décideurs, dirigeants, encadrement, exécutants…, et peut-être de moyens, ce que cela peut avoir comme conséquences tragiques pour des innocents...

    J’espère, sans hélas trop y compter, que ton courrier courageux et percutant, saura remettre le débat là où il aurait toujours dû être : certes les usagers ont, oh combien, leur part de responsabilité, mais le contexte routier toujours plus répressif et contraignant, mais surtout les priorités d’actions de nos élus, faisant fi de leurs responsabilités d’assurer des infrastructures à un niveau minimum acceptable, faute de mieux, génèrent encore plus de causes de mise en danger (de mort) d’autrui dans le silence assourdissant des médias. Pauvre France !!!
    Gageons que les "veaux" n’aient pas dit leurs derniers mots…

    Jacques, sache garder ta pugnacité et ta clairvoyance qui fait les beaux jours d’un constructeur où j’ai eu la joie et la fierté de travailler à tes cotés.
    Confraternellement

  • Salut et merci Jacques pour ce (toujours) excellent courrier.
    En dehors de la proposition de brouillage des téléphone, à laquelle je ne souscris pas, cf. beaucoup de commentaires précédents, tous tes commentaires et propositions relèvent d'un bon sens de plus en plus disparu dans les têtes pourtant réputées bien faites et bien remplies de ceux ont la charge de nous diriger.
    Pour avoir bourlingué et conduit dans pas mal de pays dans le monde, dont le Japon, l'Angleterre, la Suisse ou l'Allemagne, par exemple, ce qui ressort, à mes yeux, en toutes premières priorités comme origines pérennes de la sécurité routière sont 2 éléments sous-jacents à tes propos :
    1) la pure et simple discipline, typique des pays mentionnés ci-dessus, et le respect du Code de la Route et des autres usagers de la voie publique (stationnements intempestifs, encombrement des intersections, changements abrupts de file, remontées de files, dépassements de lignes continues, passages à feu orange et rouge, non respects de stops, usage du téléphone en main en phase de conduite…) bien plus, même si tout le monde sait que cela agit en facteur aggravant, que les limitations de vitesse.
    Il en est exactement de même dans la vie de tous les jours, quel qu'en soit le domaine : la cause première d’accidents, d’incivilités, si ce terme a seulement encore un sens pour beaucoup, est le "je m'en foutisme ambiant", en perpétuelle augmentation,
    2) la dégradation accélérée des infrastructures routières, qu'il s'agisse des chaussées, des signalisations, de la suppression des éclairages nocturnes des zones à risque, toutes situations dangereuses risquant de surprendre les conducteurs d'automobiles, camions et surtout 2 roues. Comme tu le dis si bien, la réduction de la vitesse entraînant ipso facto la densification du trafic à nombre de voitures/km/an identique, les collisions frontales vont se (sur)multiplier. Ce type de collisions, malgré les ENORMES améliorations apportées en la matière par les constructeurs de véhicules, quels qu'ils soient, est de très loin le plus impactant en matière de gravité : mortalité, handicap, effet de sur accident en cascade induit. Le bien informé, et pour causes, professeur Claude Got, exerçant à l'hôpital de Garches, l'a très longuement rabâché, en n'ayant apparemment eu comme écoute véritable que l'oreille des constructeurs, aidée par des commissions où eux-mêmes siégeaient pour définir et implémenter les normes de chocs.
    Le commerce qui marche de mieux en mieux en matière de signalisation routière est la floraison de panneaux en tous genres : "trous en formation", mis en place quand ils sont déjà (trop bien) formés ! "conditions dangereuses", "rives dangereuses", "bretelle non salée"... Le pouvoir public en cause (état, département ou commune) a fait son travail : l'usager est "prévenu" => le risque n'existe donc plus. S'il y a problème, cela ne peut venir que de la responsabilité des conducteurs !!!
    A quand des vrais jugements, les pénalités, la jurisprudence et la publicité qui les accompagneront, mettant, enfin, les vrais responsables face aux décisions d'intervenir en temps et moyens nécessaires, démontrant et pénalisant tout ce "beau monde", "bien pensant" quand il s’agit de légiférer et retreindre encore et encore, pour ses non actions face à ce scandale qui met nos "chères" routes et notre beau pays à l’arrière ban de l'Europe pour la qualité de ses infrastructures routières.
    L'entretien en cette matière coûte très cher, mais on a vu dans le domaine ferroviaire connexe, celui de sinistre mémoire en la gare de Brétigny, en 2013, les conséquences du laxisme, ou de l'absence de compétences des décideurs, dirigeants, encadrement, exécutants…, et peut-être de moyens, ce que cela peut avoir comme conséquences tragiques pour des innocents...

    J’espère, sans hélas trop y compter, que ton courrier courageux et percutant, saura remettre le débat là où il aurait toujours dû être : certes les usagers ont, oh combien, leur part de responsabilité, mais le contexte routier toujours plus répressif et contraignant, mais surtout les priorités d’actions de nos élus, faisant fi de leurs responsabilités d’assurer des infrastructures à un niveau minimum acceptable, faute de mieux, génèrent encore plus de causes de mise en danger (de mort) d’autrui dans le silence assourdissant des médias. Pauvre France !!!
    Gageons que les "veaux" n’aient pas dit leurs derniers mots…

    Jacques, sache garder ta pugnacité et ta clairvoyance qui fait les beaux jours d’un constructeur où j’ai eu la joie et la fierté de travailler à tes cotés.
    Confraternellement

  • Salut et merci Jacques pour ce (toujours) excellent courrier.
    En dehors de la proposition de brouillage des téléphone, à laquelle je ne souscris pas, cf. beaucoup de commentaires précédents, tous tes commentaires et propositions relèvent d'un bon sens de plus en plus disparu dans les têtes pourtant réputées bien faites et bien remplies de ceux ont la charge de nous diriger.
    Pour avoir bourlingué et conduit dans pas mal de pays dans le monde, dont le Japon, l'Angleterre, la Suisse ou l'Allemagne, par exemple, ce qui ressort, à mes yeux, en toutes premières priorités comme origines pérennes de la sécurité routière sont 2 éléments sous-jacents à tes propos :
    1) la pure et simple discipline, typique des pays mentionnés ci-dessus, et le respect du Code de la Route et des autres usagers de la voie publique (stationnements intempestifs, encombrement des intersections, changements abrupts de file, remontées de files, dépassements de lignes continues, passages à feu orange et rouge, non respects de stops, usage du téléphone en main en phase de conduite…) bien plus, même si tout le monde sait que cela agit en facteur aggravant, que les limitations de vitesse.
    Il en est exactement de même dans la vie de tous les jours, quel qu'en soit le domaine : la cause première d’accidents, d’incivilités, si ce terme a seulement encore un sens pour beaucoup, est le "je m'en foutisme ambiant", en perpétuelle augmentation,
    2) la dégradation accélérée des infrastructures routières, qu'il s'agisse des chaussées, des signalisations, de la suppression des éclairages nocturnes des zones à risque, toutes situations dangereuses risquant de surprendre les conducteurs d'automobiles, camions et surtout 2 roues. Comme tu le dis si bien, la réduction de la vitesse entraînant ipso facto la densification du trafic à nombre de voitures/km/an identique, les collisions frontales vont se (sur)multiplier. Ce type de collisions, malgré les ENORMES améliorations apportées en la matière par les constructeurs de véhicules, quels qu'ils soient, est de très loin le plus impactant en matière de gravité : mortalité, handicap, effet de sur accident en cascade induit. Le bien informé, et pour causes, professeur Claude Got, exerçant à l'hôpital de Garches, l'a très longuement rabâché, en n'ayant apparemment eu comme écoute véritable que l'oreille des constructeurs, aidée par des commissions où eux-mêmes siégeaient pour définir et implémenter les normes de chocs.
    Le commerce qui marche de mieux en mieux en matière de signalisation routière est la floraison de panneaux en tous genres : "trous en formation", mis en place quand ils sont déjà (trop bien) formés ! "conditions dangereuses", "rives dangereuses", "bretelle non salée"... Le pouvoir public en cause (état, département ou commune) a fait son travail : l'usager est "prévenu" => le risque n'existe donc plus. S'il y a problème, cela ne peut venir que de la responsabilité des conducteurs !!!
    A quand des vrais jugements, les pénalités, la jurisprudence et la publicité qui les accompagneront, mettant, enfin, les vrais responsables face aux décisions d'intervenir en temps et moyens nécessaires, démontrant et pénalisant tout ce "beau monde", "bien pensant" quand il s’agit de légiférer et retreindre encore et encore, pour ses non actions face à ce scandale qui met nos "chères" routes et notre beau pays à l’arrière ban de l'Europe pour la qualité de ses infrastructures routières.
    L'entretien en cette matière coûte très cher, mais on a vu dans le domaine ferroviaire connexe, celui de sinistre mémoire en la gare de Brétigny, en 2013, les conséquences du laxisme, ou de l'absence de compétences des décideurs, dirigeants, encadrement, exécutants…, et peut-être de moyens, ce que cela peut avoir comme conséquences tragiques pour des innocents...

    J’espère, sans hélas trop y compter, que ton courrier courageux et percutant, saura remettre le débat là où il aurait toujours dû être : certes les usagers ont, oh combien, leur part de responsabilité, mais le contexte routier toujours plus répressif et contraignant, mais surtout les priorités d’actions de nos élus, faisant fi de leurs responsabilités d’assurer des infrastructures à un niveau minimum acceptable, faute de mieux, génèrent encore plus de causes de mise en danger (de mort) d’autrui dans le silence assourdissant des médias. Pauvre France !!!
    Gageons que les "veaux" n’aient pas dit leurs derniers mots…

    Jacques, sache garder ta pugnacité et ta clairvoyance qui fait les beaux jours d’un constructeur où j’ai eu la joie et la fierté de travailler à tes cotés.
    Confraternellement

  • Salut et merci Jacques pour ce (toujours) excellent courrier.
    En dehors de la proposition de brouillage des téléphone, à laquelle je ne souscris pas, cf. beaucoup de commentaires précédents, tous tes commentaires et propositions relèvent d'un bon sens de plus en plus disparu dans les têtes pourtant réputées bien faites et bien remplies de ceux ont la charge de nous diriger.
    Pour avoir bourlingué et conduit dans pas mal de pays dans le monde, dont le Japon, l'Angleterre, la Suisse ou l'Allemagne, par exemple, ce qui ressort, à mes yeux, en toutes premières priorités comme origines pérennes de la sécurité routière sont 2 éléments sous-jacents à tes propos :
    1) la pure et simple discipline, typique des pays mentionnés ci-dessus, et le respect du Code de la Route et des autres usagers de la voie publique (stationnements intempestifs, encombrement des intersections, changements abrupts de file, remontées de files, dépassements de lignes continues, passages à feu orange et rouge, non respects de stops, usage du téléphone en main en phase de conduite…) bien plus, même si tout le monde sait que cela agit en facteur aggravant, que les limitations de vitesse.
    Il en est exactement de même dans la vie de tous les jours, quel qu'en soit le domaine : la cause première d’accidents, d’incivilités, si ce terme a seulement encore un sens pour beaucoup, est le "je m'en foutisme ambiant", en perpétuelle augmentation,
    2) la dégradation accélérée des infrastructures routières, qu'il s'agisse des chaussées, des signalisations, de la suppression des éclairages nocturnes des zones à risque, toutes situations dangereuses risquant de surprendre les conducteurs d'automobiles, camions et surtout 2 roues. Comme tu le dis si bien, la réduction de la vitesse entraînant ipso facto la densification du trafic à nombre de voitures/km/an identique, les collisions frontales vont se (sur)multiplier. Ce type de collisions, malgré les ENORMES améliorations apportées en la matière par les constructeurs de véhicules, quels qu'ils soient, est de très loin le plus impactant en matière de gravité : mortalité, handicap, effet de sur accident en cascade induit. Le bien informé, et pour causes, professeur Claude Got, exerçant à l'hôpital de Garches, l'a très longuement rabâché, en n'ayant apparemment eu comme écoute véritable que l'oreille des constructeurs, aidée par des commissions où eux-mêmes siégeaient pour définir et implémenter les normes de chocs.
    Le commerce qui marche de mieux en mieux en matière de signalisation routière est la floraison de panneaux en tous genres : "trous en formation", mis en place quand ils sont déjà (trop bien) formés ! "conditions dangereuses", "rives dangereuses", "bretelle non salée"... Le pouvoir public en cause (état, département ou commune) a fait son travail : l'usager est "prévenu" => le risque n'existe donc plus. S'il y a problème, cela ne peut venir que de la responsabilité des conducteurs !!!
    A quand des vrais jugements, les pénalités, la jurisprudence et la publicité qui les accompagneront, mettant, enfin, les vrais responsables face aux décisions d'intervenir en temps et moyens nécessaires, démontrant et pénalisant tout ce "beau monde", "bien pensant" quand il s’agit de légiférer et retreindre encore et encore, pour ses non actions face à ce scandale qui met nos "chères" routes et notre beau pays à l’arrière ban de l'Europe pour la qualité de ses infrastructures routières.
    L'entretien en cette matière coûte très cher, mais on a vu dans le domaine ferroviaire connexe, celui de sinistre mémoire en la gare de Brétigny, en 2013, les conséquences du laxisme, ou de l'absence de compétences des décideurs, dirigeants, encadrement, exécutants…, et peut-être de moyens, ce que cela peut avoir comme conséquences tragiques pour des innocents...

    J’espère, sans hélas trop y compter, que ton courrier courageux et percutant, saura remettre le débat là où il aurait toujours dû être : certes les usagers ont, oh combien, leur part de responsabilité, mais le contexte routier toujours plus répressif et contraignant, mais surtout les priorités d’actions de nos élus, faisant fi de leurs responsabilités d’assurer des infrastructures à un niveau minimum acceptable, faute de mieux, génèrent encore plus de causes de mise en danger (de mort) d’autrui dans le silence assourdissant des médias. Pauvre France !!!
    Gageons que les "veaux" n’aient pas dit leurs derniers mots…

    Jacques, sache garder ta pugnacité et ta clairvoyance qui fait les beaux jours d’un constructeur où j’ai eu la joie et la fierté de travailler à tes cotés.
    Confraternellement

  • Salut et merci Jacques pour ce (toujours) excellent courrier.
    En dehors de la proposition de brouillage des téléphone, à laquelle je ne souscris pas, cf. beaucoup de commentaires précédents, tous tes commentaires et propositions relèvent d'un bon sens de plus en plus disparu dans les têtes pourtant réputées bien faites et bien remplies de ceux ont la charge de nous diriger.
    Pour avoir bourlingué et conduit dans pas mal de pays dans le monde, dont le Japon, l'Angleterre, la Suisse ou l'Allemagne, par exemple, ce qui ressort, à mes yeux, en toutes premières priorités comme origines pérennes de la sécurité routière sont 2 éléments sous-jacents à tes propos :
    1) la pure et simple discipline, typique des pays mentionnés ci-dessus, et le respect du Code de la Route et des autres usagers de la voie publique (stationnements intempestifs, encombrement des intersections, changements abrupts de file, remontées de files, dépassements de lignes continues, passages à feu orange et rouge, non respects de stops, usage du téléphone en main en phase de conduite…) bien plus, même si tout le monde sait que cela agit en facteur aggravant, que les limitations de vitesse.
    Il en est exactement de même dans la vie de tous les jours, quel qu'en soit le domaine : la cause première d’accidents, d’incivilités, si ce terme a seulement encore un sens pour beaucoup, est le "je m'en foutisme ambiant", en perpétuelle augmentation,
    2) la dégradation accélérée des infrastructures routières, qu'il s'agisse des chaussées, des signalisations, de la suppression des éclairages nocturnes des zones à risque, toutes situations dangereuses risquant de surprendre les conducteurs d'automobiles, camions et surtout 2 roues. Comme tu le dis si bien, la réduction de la vitesse entraînant ipso facto la densification du trafic à nombre de voitures/km/an identique, les collisions frontales vont se (sur)multiplier. Ce type de collisions, malgré les ENORMES améliorations apportées en la matière par les constructeurs de véhicules, quels qu'ils soient, est de très loin le plus impactant en matière de gravité : mortalité, handicap, effet de sur accident en cascade induit. Le bien informé, et pour causes, professeur Claude Got, exerçant à l'hôpital de Garches, l'a très longuement rabâché, en n'ayant apparemment eu comme écoute véritable que l'oreille des constructeurs, aidée par des commissions où eux-mêmes siégeaient pour définir et implémenter les normes de chocs.
    Le commerce qui marche de mieux en mieux en matière de signalisation routière est la floraison de panneaux en tous genres : "trous en formation", mis en place quand ils sont déjà (trop bien) formés ! "conditions dangereuses", "rives dangereuses", "bretelle non salée"... Le pouvoir public en cause (état, département ou commune) a fait son travail : l'usager est "prévenu" => le risque n'existe donc plus. S'il y a problème, cela ne peut venir que de la responsabilité des conducteurs !!!
    A quand des vrais jugements, les pénalités, la jurisprudence et la publicité qui les accompagneront, mettant, enfin, les vrais responsables face aux décisions d'intervenir en temps et moyens nécessaires, démontrant et pénalisant tout ce "beau monde", "bien pensant" quand il s’agit de légiférer et retreindre encore et encore, pour ses non actions face à ce scandale qui met nos "chères" routes et notre beau pays à l’arrière ban de l'Europe pour la qualité de ses infrastructures routières.
    L'entretien en cette matière coûte très cher, mais on a vu dans le domaine ferroviaire connexe, celui de sinistre mémoire en la gare de Brétigny, en 2013, les conséquences du laxisme, ou de l'absence de compétences des décideurs, dirigeants, encadrement, exécutants…, et peut-être de moyens, ce que cela peut avoir comme conséquences tragiques pour des innocents...

    J’espère, sans hélas trop y compter, que ton courrier courageux et percutant, saura remettre le débat là où il aurait toujours dû être : certes les usagers ont, oh combien, leur part de responsabilité, mais le contexte routier toujours plus répressif et contraignant, mais surtout les priorités d’actions de nos élus, faisant fi de leurs responsabilités d’assurer des infrastructures à un niveau minimum acceptable, faute de mieux, génèrent encore plus de causes de mise en danger (de mort) d’autrui dans le silence assourdissant des médias. Pauvre France !!!
    Gageons que les "veaux" n’aient pas dit leurs derniers mots…

    Jacques, sache garder ta pugnacité et ta clairvoyance qui fait les beaux jours d’un constructeur où j’ai eu la joie et la fierté de travailler à tes cotés.
    Confraternellement

  • la vitesse est seule capable d'assurer un déplacement: sans vitesse, rien ne bouge.
    la vitesse aggrave les conséquences d'un accident:
    c'est l'énergie cinétique (1/2*M*V²) qui fait la casse mécanique et le delta V (avant, après le choc) qui créé les blessures.
    Sur les routes dites secondaires, il est des lieux ou il est possible de rouler à deux fois la limitation sans risque et d'autres où la vitesse limite est beaucoup trop élevée.
    En 53 ans et plus de 2.000.000 km de conduite (dont beaucoup dans des sportives prototypes: j'ai été le chef du service "essais" d'Alpine puis du BEREX pendant 20 ans), je n'ai jamais été responsable d'accident avec tiers.
    Quand je fais 1000 km dans la journée (ce qui m'arrive au moins une fois par mois), je vois une bonne dizaine de radars mais aucun contrôle d'alcoolémie ou de fautes de conduite (haut de côte, ligne blanche, dépassement dangereux, distance de sécurité, roulage sur la file du milieu...)
    pour le contrôle médical, OK pour les vieux dont je fais partie mais aussi pour les jeunes qui boivent, se droguent, prennent des médicaments en plus de leur inexpérience.
    Enfin: quand une voiture récente de 2 tonnes capable de protéger ses occupants avec des longerons dimensionnés à 10 tonnes, percute une voiture ancienne de 800 kg, cette dernière est "pulvérisée". On en parle pour cause de pollution mais jamais pour leur "insécurité".
    Enfin, pourquoi ne pas s'inspirer des vitesses conseillées utilisées dans d'autres pays aux endroits à risque (haut de côte, virage, passage piéton...)

  • Bonjour monsieur Jaques Cheinisse .
    Déjà 1 000 fois bravo Mr jaques Cheinisse pour cette lettre ouverte contre le 80 au Premier Ministre .
    En tant que passionné d'automobiles et de sports mécaniques, je trouve que vos arguments et vos propositions tiennent du bon Sens ! T out comme votre le courrier de l'été 2003 sur l' AUTO JOURNAL numéro 626 suite à leur enquête sur la somnolence au volant sur autoroute du N° 623 .
    Dans cette lettre vos expliquiez avec talent un accident que vous aviez eu sur autoroute du fait d'un manque de vigilance et ou de concentration qui ne peut être que négatif sur la conduite. Ceci confirme les affirmations du remarquable pilote de rallye Bernard Darniche, les limitations de vitesse trop basses - le TOUt 130KM/H sur autoroute - ne peuvent qu'influencer de manière négative cette concentration qui est essentielle à la conduite !!!!!
    Pourquoi ne pas vous unir avec lui et d'autre pilotes pour faire une lette ouverte au Premier Ministre contre à la fois le 80, l'hyper répression routière actuelle et le tout 130KM/H sur Autoroute?
    La médiatisation de ce combat est la seule possibilité pour faire reculer ou transformer cette analyse erronée sur les causes de l'accidentologie routière. la Solution du tout anti vitesse de l'analyse actuel qui à un seul avantage : 'être source d'un profit énorme pour l'état. La prévention au contraire peut coûter. mais ne peux qu'être bénéfique sur le moyen et long terme!!!!

    Cordialement .

  • Bonjour monsieur Jaques Cheinisse .
    Déjà 1 000 fois bravo Mr jaques Cheinisse pour cette lettre ouverte contre le 80 au Premier Ministre .
    En tant que passionné d'automobiles et de sports mécaniques, je trouve que vos arguments et vos propositions tiennent du bon Sens ! T out comme votre le courrier de l'été 2003 sur l' AUTO JOURNAL numéro 626 suite à leur enquête sur la somnolence au volant sur autoroute du N° 623 .
    Dans cette lettre vos expliquiez avec talent un accident que vous aviez eu sur autoroute du fait d'un manque de vigilance et ou de concentration qui ne peut être que négatif sur la conduite. Ceci confirme les affirmations du remarquable pilote de rallye Bernard Darniche, les limitations de vitesse trop basses - le TOUt 130KM/H sur autoroute - ne peuvent qu'influencer de manière négative cette concentration qui est essentielle à la conduite !!!!!
    Pourquoi ne pas vous unir avec lui et d'autre pilotes pour faire une lette ouverte au Premier Ministre contre à la fois le 80, l'hyper répression routière actuelle et le tout 130KM/H sur Autoroute?
    La médiatisation de ce combat est la seule possibilité pour faire reculer ou transformer cette analyse erronée sur les causes de l'accidentologie routière. la Solution du tout anti vitesse de l'analyse actuel qui à un seul avantage : 'être source d'un profit énorme pour l'état. La prévention au contraire peut coûter. mais ne peux qu'être bénéfique sur le moyen et long terme!!!!

    Cordialement .

  • Bonjour monsieur Jaques Cheinisse .
    Déjà 1 000 fois bravo Mr jaques Cheinisse pour cette lettre ouverte contre le 80 au Premier Ministre .
    En tant que passionné d'automobiles et de sports mécaniques, je trouve que vos arguments et vos propositions tiennent du bon Sens ! T out comme votre le courrier de l'été 2003 sur l' AUTO JOURNAL numéro 626 suite à leur enquête sur la somnolence au volant sur autoroute du N° 623 .
    Dans cette lettre vos expliquiez avec talent un accident que vous aviez eu sur autoroute du fait d'un manque de vigilance et ou de concentration qui ne peut être que négatif sur la conduite. Ceci confirme les affirmations du remarquable pilote de rallye Bernard Darniche, les limitations de vitesse trop basses - le TOUt 130KM/H sur autoroute - ne peuvent qu'influencer de manière négative cette concentration qui est essentielle à la conduite !!!!!
    Pourquoi ne pas vous unir avec lui et d'autre pilotes pour faire une lette ouverte au Premier Ministre contre à la fois le 80, l'hyper répression routière actuelle et le tout 130KM/H sur Autoroute?
    La médiatisation de ce combat est la seule possibilité pour faire reculer ou transformer cette analyse erronée sur les causes de l'accidentologie routière. la Solution du tout anti vitesse de l'analyse actuel qui à un seul avantage : 'être source d'un profit énorme pour l'état. La prévention au contraire peut coûter. mais ne peux qu'être bénéfique sur le moyen et long terme!!!!

    Cordialement .

  • Bonjour monsieur Jaques Cheinisse .
    Déjà 1 000 fois bravo Mr jaques Cheinisse pour cette lettre ouverte contre le 80 au Premier Ministre .
    En tant que passionné d'automobiles et de sports mécaniques, je trouve que vos arguments et vos propositions tiennent du bon Sens ! T out comme votre le courrier de l'été 2003 sur l' AUTO JOURNAL numéro 626 suite à leur enquête sur la somnolence au volant sur autoroute du N° 623 .
    Dans cette lettre vos expliquiez avec talent un accident que vous aviez eu sur autoroute du fait d'un manque de vigilance et ou de concentration qui ne peut être que négatif sur la conduite. Ceci confirme les affirmations du remarquable pilote de rallye Bernard Darniche, les limitations de vitesse trop basses - le TOUt 130KM/H sur autoroute - ne peuvent qu'influencer de manière négative cette concentration qui est essentielle à la conduite !!!!!
    Pourquoi ne pas vous unir avec lui et d'autre pilotes pour faire une lette ouverte au Premier Ministre contre à la fois le 80, l'hyper répression routière actuelle et le tout 130KM/H sur Autoroute?
    La médiatisation de ce combat est la seule possibilité pour faire reculer ou transformer cette analyse erronée sur les causes de l'accidentologie routière. la Solution du tout anti vitesse de l'analyse actuel qui à un seul avantage : 'être source d'un profit énorme pour l'état. La prévention au contraire peut coûter. mais ne peux qu'être bénéfique sur le moyen et long terme!!!!

    Cordialement .

  • Bonjour monsieur Jaques Cheinisse .
    Déjà 1 000 fois bravo Mr jaques Cheinisse pour cette lettre ouverte contre le 80 au Premier Ministre .
    En tant que passionné d'automobiles et de sports mécaniques, je trouve que vos arguments et vos propositions tiennent du bon Sens ! T out comme votre le courrier de l'été 2003 sur l' AUTO JOURNAL numéro 626 suite à leur enquête sur la somnolence au volant sur autoroute du N° 623 .
    Dans cette lettre vos expliquiez avec talent un accident que vous aviez eu sur autoroute du fait d'un manque de vigilance et ou de concentration qui ne peut être que négatif sur la conduite. Ceci confirme les affirmations du remarquable pilote de rallye Bernard Darniche, les limitations de vitesse trop basses - le TOUt 130KM/H sur autoroute - ne peuvent qu'influencer de manière négative cette concentration qui est essentielle à la conduite !!!!!
    Pourquoi ne pas vous unir avec lui et d'autre pilotes pour faire une lette ouverte au Premier Ministre contre à la fois le 80, l'hyper répression routière actuelle et le tout 130KM/H sur Autoroute?
    La médiatisation de ce combat est la seule possibilité pour faire reculer ou transformer cette analyse erronée sur les causes de l'accidentologie routière. la Solution du tout anti vitesse de l'analyse actuel qui à un seul avantage : 'être source d'un profit énorme pour l'état. La prévention au contraire peut coûter. mais ne peux qu'être bénéfique sur le moyen et long terme!!!!

    Cordialement .

  • Bonjour monsieur Jaques Cheinisse .
    Déjà 1 000 fois bravo Mr jaques Cheinisse pour cette lettre ouverte contre le 80 au Premier Ministre .
    En tant que passionné d'automobiles et de sports mécaniques, je trouve que vos arguments et vos propositions tiennent du bon Sens ! T out comme votre le courrier de l'été 2003 sur l' AUTO JOURNAL numéro 626 suite à leur enquête sur la somnolence au volant sur autoroute du N° 623 .
    Dans cette lettre vos expliquiez avec talent un accident que vous aviez eu sur autoroute du fait d'un manque de vigilance et ou de concentration qui ne peut être que négatif sur la conduite. Ceci confirme les affirmations du remarquable pilote de rallye Bernard Darniche, les limitations de vitesse trop basses - le TOUt 130KM/H sur autoroute - ne peuvent qu'influencer de manière négative cette concentration qui est essentielle à la conduite !!!!!
    Pourquoi ne pas vous unir avec lui et d'autre pilotes pour faire une lette ouverte au Premier Ministre contre à la fois le 80, l'hyper répression routière actuelle et le tout 130KM/H sur Autoroute?
    La médiatisation de ce combat est la seule possibilité pour faire reculer ou transformer cette analyse erronée sur les causes de l'accidentologie routière. la Solution du tout anti vitesse de l'analyse actuel qui à un seul avantage : 'être source d'un profit énorme pour l'état. La prévention au contraire peut coûter. mais ne peux qu'être bénéfique sur le moyen et long terme!!!!

    Cordialement .

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