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La Peste ou le Choléra ??

Oxyde d’azote(NOx) ou dioxyde de carbone (CO2) ??

Récemment, le 16 mars, la newsletter de l’Argus publiait un article relatant un test de consommation effectué sur deux nouveaux Scenic équipés l’un, du tout dernier moteur essence de Renault, le 1.3 TCe115, l’autre, du bon vieux diesel 1.5 Dci 110 (conçu il y a une vingtaine d’années…), le but étant de faire un « comparatif de consommation, d’agrément et de budget » pour aboutir à une recommandation : essence ou diesel. Ce qui m’a semblé intéressant c’était l’occasion d’une mesure objective, réaliste et rigoureuse de la consommation sur deux véhicules semblables, dans les mêmes conditions, sur un parcours de 250 kms, significatif de l’utilisation courante ; soit 115Kms d’autoroute, 90 kms de routes secondaires et 45 kms en ville. Le résultat est clair : la conso moyenne essence a été de 6,8l/100, celle du diesel de 5,6l/100, soit un écart de 21,4% en faveur du vieux diesel….en reprenant les chiffres partiels indiqués, on peut même préciser : 10,4% sur autoroute, 22% sur route et 34,6% en ville ! Au final, et dans l’air du temps…la recommandation de l’Argus se porte sur la version essence parce que l’écart de prix d’achat de 2300 euros du Scenic diesel ne s’amortit que sur 100.000kms ! Il nous tarde de lire un nouveau comparatif de l’Argus sur la base d’un diesel Renault plus techniquement à jour comme le 1.6 Dci 130 ou 165. Il n’empêche qu’en coût d’utilisation, même quand le prix du gasoil aura rejoint celui de l’essence il est démontré que l’utilisateur d’un diesel fera encore une économie de 15 à 25% selon son usage.

Ce raisonnement est recevable au sens du budget, mais c’est oublier toute considération environnementale, car la consommation est directement proportionnelle aux émissions de CO2. D’ailleurs les chiffres officiels d’émissions fournis par Renault confirment la différence mesurée sur les consommations : 122g/km de CO2 sur la version essence et 100g/km sur le diesel.

Il n’en est pas de même pour les émissions d’oxyde d’azote(NOx) où le diesel est, en principe, plus émetteur que l’essence, point à vérifier avec les moteurs essence de nouvelle génération puisque ces émissions d’oxyde d’azote augmentent avec la température de combustion, ce qui est précisément une des voies de recherche pour baisser la consommation et par là…les émissions de CO2. Quoiqu’il en soit ces émissions de Nox posent beaucoup de problèmes aux constructeurs pour atteindre les niveaux acceptés dans les différents pays et ce fut, d’ailleurs le déclencheur du fameux scandale Volkswagen aux USA, origine du discrédit général sur le Diesel. Le problème est d’ailleurs plus une question de gros sous que de technique car on sait aujourd’hui le traiter, mais les solutions sont coûteuses.

Il est tout de même ahurissant de constater la versatilité et l’irresponsabilité des écolos qui condamnent  le diesel sans appel au prétexte que ces moteurs émettent trop de NOx, alors qu’en émissions de CO2, ils amènent  un gain énorme supérieur à 20% . Résultat, pour la première fois en 2017 en France le niveau global d’émissions de CO2 de l’industrie automobile augmente… On tourne le dos délibérément aux «Accords de Paris sur le Climat »  et dans l’indifférence générale !

 

Jacques CHEINISSE       le 24 mars 2018

 

 

 

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