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19/04/2010

Renault : entreprise innovante par nature ou par accident ?

 

 

Sous ce titre, Bernard Jullien, directeur du Gerpisa, évoque dans sa chronique (19/04/10) de autoactu.com, le succès de Dacia, qui pourrait, si j’ai bien compris…,être accidentel….

 

Voilà mon commentaire :

 

Renault  ETAIT  une Entreprise Innovante par nature : depuis 12 ans elle n’a plus rien « inventé » si ce n’est l’inutile gadget « 4-Control », vieille recette japonaise tombée en désuétude depuis longtemps…L’Innovation vraie dans l’Automobile n’est concernée ni par le retour aux sources, ô combien  bienvenu de Dacia, ni par la sophistication électronique, du soft à bon compte,  mais bien par des percées en Architecture du véhicule et ses ouvrants, quand elle offre au client une appropriation complètement nouvelle de l’automobile : D’où le succès des R4, R5, R16, R25, Espace, Scenic, Twingo, Kangoo qui ont bouleversé l’offre automobile européenne…N’est-ce pas l’innovant Scenic, qui, par ses marges confortables a permis à Renault de prendre le contrôle de Nissan en 1999 ??

 

 

Je ne peux pas laisser M. Bernard Jullien écrire péremptoirement « le renouveau de Renault est là et il s’est opéré en une demie décennie » car c’est bien le contraire qui s’opère ! Le succès de Dacia masque au niveau du groupe la déconfiture totale de la marque Renault, cœur du Groupe et de l’Alliance : Sur ces années de référence la pénétration de Renault en Europe est passée de plus de 11% à 8,3% à fin 2009, soit plus de 400000 ventes annuelles de pertes ; une pente catastrophique que les lancements lourds et couteux de 6 à 10 modèles par an n’a pas su redresser, comme un corps malade qui ne réagit plus aux médicaments…Une stratégie court-terme qui conduit à un retard de plus de 10 ans dans les vraies innovations technologiques améliorant le rendement global du véhicule et donc ses émissions de CO2… Et le pari fou à 4 milliards (pour l’Alliance) de la voiture tout électrique.

On verra en 2013 ou au plus tard 2014, quand il se confirmera que le VE est un marché de niche et non pas de masse, comme Renault est le seul à le proclamer, ce qui restera de ces dizaines de « lettres d’intention » d’Etats, de Collectivités locales et autres : en période d’assainissement des finances publiques les subventions sous forme d’aides à l’achat des VE risquent fort de suivre le même chemin que la taxe carbone française…

Et que restera-t-il du Groupe Renault ?? Un GM à l’européenne, sans identité, promis au même sort à brève échéance !!

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